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Jeunesse africaine : plus d’excuses, plus d’impact
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2/3/20264 min temps de lecture


Jeunesse africaine : plus d’excuses, plus d’impact
L’Afrique est le berceau de l’humanité. Elle porte une histoire longue, dense, faite de civilisations, de transmissions et de résistances. En même temps, elle est aujourd’hui le continent où la jeunesse est numériquement la plus présente. Cette réalité n’oppose pas passé et présent : elle les met en tension. Car hériter d’une histoire aussi profonde tout en disposant d’une énergie humaine aussi massive pose une question centrale : que faisons-nous, concrètement, de cette force ?
Être jeune ne peut plus servir d’explication à l’inaction, ni de refuge dans l’attente. Dans un monde structuré par la compétition, l’accélération technologique et la rareté des ressources, la question n’est plus celle du potentiel de la jeunesse africaine — ce potentiel est évident — mais celle de sa capacité à le transformer en impact réel, utile et durable. Parler d’impact ne signifie ni nier les contraintes, ni rechercher une réussite spectaculaire. Cela signifie assumer une responsabilité : agir là où l’on se trouve, avec les moyens disponibles, et accepter que l’action précède parfois les conditions idéales.
Les défis sont connus. Accès inégal à l’éducation, fragilité des infrastructures, précarité économique, déséquilibres institutionnels. Ils sont réels, et personne ne gagne à les minimiser. Mais l’expérience montre que l’impact ne naît presque jamais dans des contextes parfaits. Il apparaît lorsque des femmes et des hommes décident de commencer malgré l’imperfection, avec méthode, constance et lucidité. C’est à cet endroit précis que la jeunesse cesse d’être une promesse abstraite pour devenir une force transformatrice.
Cette transformation commence souvent par la compétence. Non pas la compétence comme accumulation de diplômes, mais comme capacité structurée à résoudre des problèmes concrets. Aujourd’hui, le diplôme seul ne suffit plus, et le talent brut non plus. Ce qui fait la différence, c’est l’organisation du savoir et sa mise au service des autres. L’engagement de Freddy Ngankam, ingénieur en électronique de puissance, en est une illustration parlante. À travers son association ECM e.V., il accompagne des étudiants tout au long de leurs études grâce à des tutoriels gratuits et un soutien pédagogique continu. Son action n’a rien de spectaculaire, mais elle est décisive : elle rappelle que la transmission du savoir est l’un des premiers actes d’impact et de souveraineté intellectuelle.
Cette même exigence traverse l’entrepreneuriat africain, souvent idéalisé, parfois réduit à un récit inspirant. Les idées sont nombreuses. L’exécution, elle, est plus rare. Transformer une intuition en solution utile exige discipline, confrontation au réel et acceptation de l’effort dans la durée. Le parcours de Stéphane Njanga, ingénieur aérospatial et entrepreneur, s’inscrit dans cette logique. Avec CityGo, une solution africaine de mobilité pensée pour des réalités locales, il montre que l’innovation pertinente ne consiste pas à importer des modèles, mais à concevoir, tester et ajuster des réponses ancrées dans le terrain. L’entrepreneuriat africain de demain sera moins narratif et plus structuré, moins spectaculaire mais profondément plus utile.
Mais l’impact ne se limite ni à l’éducation ni à l’entrepreneuriat visible. Il se construit aussi dans la profondeur, la recherche, la technologie et la capacité à penser le long terme. Le leadership africain ne s’exprime pas uniquement par la parole ; il se forge dans la rigueur technique et la vision industrielle. Le parcours de Thierry Kengne, doctorant chez Volkswagen AG et CTO de DIAA Electrics Sarl, incarne cette autre dimension. Engagé dans des environnements industriels de très haut niveau, il représente une génération de jeunes Africains pour qui l’impact passe par l’excellence scientifique, la maîtrise technologique et la projection à long terme, tout en maintenant un lien actif avec les enjeux du continent.
Ces trajectoires, différentes dans leurs formes, convergent vers une même réalité : l’impact n’est pas une question d’âge, mais de conscience, de méthode et de responsabilité. Elles montrent aussi que le véritable défi n’est pas l’absence de talents, mais leur dispersion. Une compétence non connectée reste silencieuse. Une initiative isolée reste fragile. Le passage à l’échelle suppose de la structuration.
C’est précisément cette conviction qui fonde la démarche d’African Power : structurer les talents, connecter les compétences et transformer les initiatives individuelles en leviers collectifs d’impact panafricain. Dans cette continuité, African Power organise, le 11 février 2026, une conférence autour de cette thématique : Jeunesse africaine : plus d’excuses, plus d’impact. Cette rencontre réunira des jeunes acteurs engagés de l’ingénierie, de l’éducation, de l’entrepreneuriat et de la recherche, pour un échange volontairement incarné, centré sur l’expérience vécue, les choix réels et l’action concrète.
S’enregistrer pour cette conférence ne consiste pas simplement à assister à un événement. C’est choisir de prendre part à une conversation exigeante, orientée vers la responsabilité, la structuration et l’impact durable. L’Afrique n’est pas jeune par son histoire. Elle est jeune par son énergie humaine. Et cette énergie appelle désormais à l’action.
Jeunesse africaine : plus d’excuses, plus d’impact.
African Power
Structurer, connecter et faire émerger le leadership africain.

